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Champlay
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Champlay

Mr le Maire : Jean-Pierre BARRET

Adresse : 61 Grande Rue 89300 CHAMPLAY

Tél : 03.86.62.19.97

Adresse mail : mairie@mairie-champlay.fr 

Site internet : www.mairie-champlay.fr

 

Horaires d'ouverture : 

  • Mme Laure MORISSON vous accueille pour toutes vos démarches les

Lundi de 14h30 - 16h30

Mercredi de 10h00 - 13h00

Vendredi de 14h30 - 18h00

  • Permanence du Maire 

Vendredi : 17h00 - 18h00 

Un peu d'histoire

Champlay a largement profité des terres alluvionnaires de l’Yonne, favorables à l’occupation humaine depuis l’Antiquité. Les recherches archéologiques menées sur le territoire ont permis de mettre au jour de nombreux objets, aujourd’hui conservés au musée de Saint‑Germain‑en‑Laye.

Au Moyen Âge, le village occupe une position stratégique entre l’évêché d’Auxerre et l’archevêché de Sens. L’église gothique Saint‑Martin, commencée au XIIᵉ siècle, témoigne de cette période. Le développement de Champlay s’est appuyé sur l’agriculture et la viticulture, une activité encore présente aujourd’hui avec l’installation d’un vigneron.

La seigneurie, érigée en marquisat au XVIIᵉ siècle, est offerte par Louis XIV à Louis‑Jules Bolé, cartographe renommé. La ferme du château, représentative de l’architecture du XVIIᵉ siècle, ainsi que ses jardins, sont actuellement restaurés par l’association « Le Colombier Vert ».

Enfin, l’étang du Pâtis, situé au hameau du Grand Longueron, constitue un lieu apprécié de promenade et de détente, propice aux loisirs, aux jeux et à la pêche.

 

Le moulin de Champlay

Le Ravillon prend sa source à Charbuy, dans le bois de la Garenne de Vieux‑Champ. Long d’environ 22 km, il serpente à l’est du territoire communal, franchit la route nationale et la voie ferrée, avant de se jeter dans l’Yonne, à près d’un kilomètre à l’est de l’ancien pêchoir.

En 1792, l’étang alimenté par le Ravillon est à l’origine d’un conflit opposant les habitants de Neuilly à ceux de Champlay. Les premiers estimaient que la fraîcheur de l’étang provoquait des brouillards qui, poussés par les vents du nord, entraînaient des gelées nuisibles à leurs cultures. L’affaire est portée devant le juge de Joigny, qui tranche en faveur des habitants de Neuilly. Le propriétaire, M. Fouacier, est contraint de s’incliner et l’étang est définitivement vidé.

En 1900, le moulin est ravagé par un incendie dont la cause demeure inconnue. Des travaux de réaménagement sont entrepris en 1914, mais l’édifice y perd ses quatre niveaux d’origine.

 

Le château de Champlay

Le haut mur qui longe la rue sur la gauche délimite la cour de l’ancien château ; le décrochement visible correspond à l’emplacement de la grande grille en fer forgé qui en marquait l’entrée. Orientée est‑ouest, la rue du Moulin sépare la cour du château, située au nord, de la ferme du château, au sud, parfois désignée à tort sur certaines cartes sous le nom de « Manoir ».

L’appareillage mêlant pierre et brique, identique à celui de la Vinée, est caractéristique de la fin du XVIIᵉ siècle. Le pigeonnier, ou colombier, remplissait une double fonction : utilitaire, par l’élevage destiné à l’alimentation, et symbolique, le nombre de niches intérieures étant proportionnel à l’étendue des terres seigneuriales. La taille du colombier constituait ainsi un marqueur visible de la puissance du seigneur.

Jusqu’en 1690, le château présentait un plan en « L » et était orienté au sud. Lors de sa reconstruction par le marquis de Champlay, il adopta un plan en « U », orienté à l’est, à l’image du château de Versailles.